DÉMARCHE

La création artistique m'apparait comme un puissant moteur de transformation sociale qui encourage à poser un regard critique sur la société, à sortir du cadre circonscrit par l'idéologie dominante et à faire valoir la créativité humaine. L’art d'interaction est pour moi une approche intéressante permettant de mettre en lumière un tel potentiel : un terrain fertile pour susciter des actes de cocréation entre citoyen-nes (ou artistes). 

Inspiré par les courants surréalistes, situationnistes, fluxus et par l’histoire populaire du dernier siècle, je questionne l'idée même d'artiste préférant le considérer comme un être en action, un citoyen ou une citoyenne active au sein de la société. Selon moi, toute personne dispose de facultés créatives redoutables lui permettant de contribuer au monde qui l'entoure pour le transformer.

Concepteur scénique expérimental, bricoleur sonore et du multimédia, je suis tenté par la poésie, l'absurde, le documentaire, la critique sociale et le récit. Agissant souvent en collectif et cherchant à mettre à contribution les différents publics au sein des processus de création, je me passionne pour les arts vivants, l’électroacoustique, l’interdisciplinarité et la fabrication d’environnements imprévisibles.

BIOGRAPHIE

En 2008, je cofonde le collectif de création interdisciplinaire montréalais Pourquoi jamais alors que je termine mes études en médias interactifs à l’UQAM. J'y explore la création collective et participe à la réalisation de projets socioartistiques sous forme d’installations, de parcours initiatiques et de performances. En 2011, je confirme mon intérêt pour la musique expérimentale en concevant un instrument sonore électroacoustique, « La Piezo », utilisé pour la composition en direct de pièces inspirées de la musique concrète. De 2012 à 2015, je participe au festival Phénoména des Filles électriques et au festival Art souterrain (Nuit blanche de Montréal) avec le diptyque « Les disparitions d’Erika Weisz » et contribue à mettre sur pied un projet d'art communautaire activiste avec l'Association des locataires de Villeray dans le cadre du programme « Rouage » d’Engrenage noir. Les rencontres de divers groupes de création artistique internationaux entre Rome (Stalker), Paris (Ne pas plier), Berlin (Image Shift), Windsor (Broken City Lab) et Montréal nourrissent mon bagage intellectuel et créatif.

Également membre-fondateur du Collectif Lebovitz voué à la création d’univers immersifs et participatifs, je coréalise « Rouge Mékong » en 2013, une expérience cinématographique interactive et englobante diffusée à la Société des arts technologiques (Satosphère) dans le cadre du Festival du nouveau cinéma (et rediffusée en 2015). Dans la même période, je voyage et participe à des résidences de création internationales en collaboration avec d'autres créateurs et créatrices multidisciplinaires (Convergence Lab au Banff Centre For The Arts [2014]; Labo-Mix au Théâtre de Liège [2015]).

Enfin, je cofonde la Coop Sésames en 2014, coopérative de travail dans le domaine de la création transmédia, et y travaille en tant que coordonnateur et concepteur artistique. Parallèlement, je travaille dans les milieux sociaux et culturels comme coordonnateur et militant. Toujours très actif au sein du collectif Pourquoi jamais, je fais un retour aux études à l'UQAM en 2017 (maîtrise en communication, concentration recherche-création en média expérimental) où j'expérimente différents processus d'action culturelle et artistique visant la transformation sociale.

CHAMP D'INTÉRÊT

Mise en scène, scénographie multimédia, installation interactive, conception audiovisuelle, composition électroacoustique & nouveaux médias, performance; Création collective, mobilisation & engagement social, coordination.